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Chirurgie reconstructive
Reconstruction mammaire à Mérida, au Mexique
Reconstruction du sein après une mastectomie pour cancer, par implant ou par tissu autologue. Par le Dr José Antonio Orozco Gómez, chirurgien plasticien certifié par le CMCPER, en coordination avec votre équipe d’oncologie. Elle peut se faire au moment de la mastectomie ou des années plus tard : il n’y a pas une seule fenêtre correcte.
Qu’est-ce que la reconstruction mammaire ?
La reconstruction mammaire est l’ensemble des interventions qui rétablissent la forme du sein après une mastectomie totale ou partielle pour cancer. Ce n’est pas de la chirurgie esthétique : elle fait partie des soins oncologiques globaux et est reconnue comme telle dans les lignes directrices cliniques internationales.
Elle peut se faire par implant, par tissu autologue prélevé à l’abdomen ou au dos — ce qu’on appelle un lambeau — ou par une combinaison des deux. Elle se déroule presque toujours en plus d’une étape.
À quel moment peut-on reconstruire ?
Reconstruction immédiate
En même temps que la mastectomie. Elle préserve l’enveloppe cutanée et vous permet de vous réveiller avec une forme mammaire, ce que beaucoup de patientes décrivent comme une différence émotionnelle importante. Elle exige une planification préalable avec le chirurgien oncologue.
Reconstruction différée
Des mois ou des années plus tard, une fois la radiothérapie et la chimiothérapie terminées. C’est la voie retenue quand le plan oncologique ne permettait pas la reconstruction immédiate, quand elle n’a pas été proposée à l’époque, ou quand la patiente a préféré attendre.
Il n’est jamais trop tard. On peut reconstruire cinq, dix ou quinze ans après une mastectomie. Beaucoup de patientes arrivent en croyant avoir manqué leur chance. Ce n’est pas le cas.
Les options de reconstruction
| Technique | En quoi elle consiste | Considérations |
|---|---|---|
| Expanseur + implant | Un expanseur est rempli progressivement en clinique, puis remplacé par l’implant définitif | Deux étapes. Récupération plus courte. Moins de cicatrices additionnelles |
| Implant direct | Implant en une seule étape | Exige une peau de bonne qualité et une couverture adéquate |
| Lambeau de grand dorsal | Muscle et peau prélevés au dos | Utile après radiothérapie. Laisse une cicatrice au dos |
| Lambeau abdominal (TRAM / DIEP) | Utilise votre propre tissu abdominal | Résultat naturel et durable. Chirurgie majeure, récupération plus longue |
| Lipofilling | Votre propre graisse pour affiner le contour et améliorer une peau irradiée | Complémentaire, en plusieurs séances |
| Symétrisation | Ajustement du sein opposé pour l’équilibre | Fréquente à l’étape finale |
| Reconstruction de l’aréole et du mamelon | Greffe, lambeau local ou dermopigmentation | Dernière étape, en chirurgie d’un jour |
Si vous avez reçu de la radiothérapie
La radiothérapie modifie la peau et les tissus : ils deviennent moins élastiques et moins bien vascularisés. Chez les patientes irradiées, on privilégie souvent la reconstruction par tissu autologue, parce qu’elle apporte du tissu sain et bien vascularisé dans une zone fragilisée. Cela se décide cas par cas.
La coordination avec votre traitement oncologique
La reconstruction ne passe jamais avant le traitement du cancer. La séquence se décide entre votre oncologue, votre chirurgien oncologue et le chirurgien plasticien, et le principe reste le même : d’abord la maîtrise de la maladie, ensuite la reconstruction.
Si vous êtes en traitement actif, une consultation en chirurgie plastique vous permet de savoir quelles options vous aurez et quand, même si la chirurgie est dans un an. Arriver informée à cette décision change beaucoup l’expérience.
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Questions fréquentes
La reconstruction mammaire est-elle de la chirurgie esthétique ?
Non. Elle fait partie des soins globaux du cancer du sein et est reconnue comme telle dans les lignes directrices cliniques. Son but est de rétablir une structure perdue à cause d’une maladie, non de modifier une structure saine.
Combien de temps dois-je attendre après une mastectomie ?
Cela dépend de votre plan oncologique. Cela peut être en même temps que la mastectomie, ou des mois après la fin de la chimiothérapie et de la radiothérapie. Si des années ont déjà passé, cela reste possible : aucun délai ne ferme la porte.
La reconstruction nuit-elle à la détection d’une récidive ?
Elle n’empêche pas la surveillance oncologique. Le suivi se poursuit avec votre oncologue, avec l’imagerie adaptée à un sein reconstruit. C’est une préoccupation fréquente et la réponse est claire : la reconstruction ne cache pas une récidive.
Combien d’interventions faudra-t-il ?
Habituellement de deux à trois étapes, espacées de plusieurs mois : reconstruire le volume, symétriser l’autre sein, puis reconstruire l’aréole et le mamelon. Elles sont planifiées d’avance pour que vous ayez la carte complète dès le départ.
La sensibilité revient-elle ?
La sensibilité de la peau reconstruite est habituellement partielle et lente à revenir ; dans certaines zones elle ne revient pas. Il est important de le savoir dès le départ : la reconstruction rétablit la forme et le volume, pas la sensation complète.
Comment le coût d’une reconstruction mammaire est-il établi ?
Le coût est établi à la consultation et dépend de la technique, du nombre d’étapes chirurgicales, des jours d’hospitalisation et du matériel utilisé. Vous recevez une estimation écrite pour chaque étape.